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19 septembre 2013
TARA est arrivé à Tuktoyaktuk au Canada ! Vincent et Sebastien vont pouvoir enfin rentrer chez eux, respectivement au Québec et en France...Une petite pensée pour Babouchka...
   
Sortie du livre par Rodolphe André, Vincent Berthet et Sébastien Roubinet.
Durant les étés 2011 et 2013, le navigateur Sébastien Roubinet a tenté à deux reprises un projet incroyable... À travers cet ouvrage, nous découvrons les moments forts des deux expéditions menées successivement avec Rodolphe André puis Vincent Berthet... Bienvenue dans l’intimité de trois aventuriers-navigateurs du XXIe siècle !
Format à l’italienne (22,5 X 15,5 cm), couverture rigide, 100 pages, 20 euros (+ 2 euros de frais de port) Disponible à la vente en page d'accueil.
   



8 septembre 2013
Sébastien, Vincent et Babouchka ont fini par arriver à Pevek, où ils ont été instantanément transférés (pour cause de complications administratives) sur un autre bateau français TARA, qui se trouvait heureusement aussi au port et qui a gentiment accepté de les accueillir à son bord. Merci à eux.
Malheureusement, Babouchka n'a pu être embarqué et, c'est non sans peine, que Vincent et Sébastien ont quitté Pevek et la Russie sans Babouchka, mais le laissant aux bons soins des gens du port de Pevek, heureux et motivés pour s'en servir. Quand à eux, ils accompagneront l'équipage de Tara, en pleine campagne scientifique arctique, jusqu'au Canada, leur prochaine escale.
...Depuis le 19 mai 2013, Tara entreprend une circumnavigation de l’océan arctique de 25000 km en six mois, par les passages du nord-est et du nord-ouest, dans un but scientifique et pédagogique. Cette expédition internationale se fait en collaboration avec les pays riverains de l’océan Arctique...
   
4 septembre 2013
Sébastien, Vincent et Babouchka maintenant à bord de l'Admiral Makarov, font route à 14 noeuds vers le Sud ! Voici leur récit :
Ce matin, à 3h30 local, avons apperçu un point noir à l'horizon, c'était l' Admiral Makarov. Le temps de finir de tout ranger, il est là, à couple de notre plaque de glace, l'équipage nous fait alors signe de nous approcher, nous quittons Babouchka avec la sensation d'abandonner un coéquipier.
Avec la grue, ils descendent une cage pour nous embarquer à bord. Vincent monte en premier, je le rejoins et à ce moment, il me dit : “on va embarquer Babouchka”. Un quart d'heure plus tard, tous les 3 à bord, nous faisons route vers le sud à 14 noeuds, à travers la glace. L'équipage nous accueille avec le sourire, nous montrant notre cabine et insistant sur le fait qu'il ne faut pas hésiter à prendre une douche !!! Après la douche, petit déjeuner (un gros bloc de pâté de tête avec plein d' ail et un peu de thé). Puis on nous fait visiter le bateau, par mesure d'économie, nous marchons sur 3 moteurs (sur les 9 disponibles) ce qui permet quand-même de briser des plaques de plus de 2 mètres d'épaisseur à 12 noeuds. Ça cogne et vibre mais ça va vite. Nous devrions arriver à Pevek dans 2/3 jours.

Encore un grand merci à l'équipage de l' Admiral Makarov, au cross gri nez, au MRSC Pevek ainsi qu'à tous ceux qui ont permis ce sauvetage dans un coin du monde presque inaccessible.
   
3 septembre 2013
Sébastien, Vincent et Babouchka ont été récupéré par le brise-glace Admiral Makarov !
   
 

3 septembre 2013
Il y a un peu plus de 3 jours maintenant que Vincent et Sébastien ont déclenché leur balise de détresse. Ils ont tout essayé, ils y ont cru jusqu'au dernier moment, mais les mauvaises conditions météo présentes et surtout à venir les forcent à abandonner !
Rentrer par leur propres moyens est impossible, ils ont été obligé, à grand regret, de déclencher leur balise. Ils vont bien, quoique dépités.
Voici les mots qu'il nous envoient :
...
"Ce matin, nous avons essayé de naviguer dans la zone d'eau aperçue hier, mais la croûte de glace nous ralentissait trop. Vers midi, nous avions avancé de 0.8 milles ce qui a confirmé notre inquiétude des derniers jours. Nous nous sommes alors subitement arrêtés, avons regardé, analysé les cartes des glaces ainsi que les prévisions météo pour la semaine et il a fallu se rendre à l'évidence... Depuis deux, trois jours, la glace se reforme sur la voie du pôle et du Spitzberg et les températures négatives sont annoncées pour les 8 jours à venir. Le piège se referme plus tôt que prévu...
Un phénomène que nous attendions 15 jours plus tard et qui vient s'ajouter aux conditions inhabituelles et défavorables que nous rencontrons depuis le début de l'expédition (vents et dérive contraires).
Après de longues discussions, nous avons estimé qu'il devenait trop risqué de s'aventurer plus au nord. Il est vital de tenter de rejoindre la terre la plus proche.
Il y a 4/5 jours, à la vue de notre progression et des cartes des glaces, nous étions très confiants quant au succès de l'expédition. Le brusque changement de conditions nous a surpris, et la décision a donc été très difficile à prendre.
Actuellement nous ne sommes qu'à une centaine de milles du pôle nord d'inaccessibilité, le centre de l'océan arctique, le point le plus éloigné de toute terre, alors notre aventure n'est pas terminée..."

Sébastien et Vincent

   
29 août 2013
Il s'en est passé des choses en 2 jours : nous avons d'abord passé le 82°N, après une journée de 19h de navigation et beaucoup d'efforts. Puis avons été forcé de nous arrêter 30 heures pour laisser passer un gros coup de vent, ce qui nous a permis de bien nous reposer.
La journée d'aujourd'hui a commencé par des températures de moins 20 degrés et une grande plaque à traverser pour se réchauffer.
Une fois l'eau retrouvée, il a fallu tirer des dizaines de bords entre les plaques de glace, et pour finir, nous sommes arrivés dans une zone où la neige avait formé une mélasse en surface.
Et là, pour pouvoir avancer, il fallait broyer la mélasse avec les pieds tout en ramant, tout ça avec un bateau surtoilé pour arriver à passer en force. Donc hier soir à minuit, nous n'avions plus le courage de rien, nous nous sommes écroulés.
Aujourd'hui les températures étaient plus clémentes, moins 5°C, mais nous avons retrouvé les mêmes conditions de navigation.
Le soleil a fini par se lever, et ce soir nous nous arrêtons un peu plus tôt (21h) pour faire sécher les duvets, réaliser une CTD et bricoler.
   
26 août 2013
Journée d'hier à remonter au vent dans de la glace et à commencer par rattraper nos 3 milles de dérive nocturne. Les plaques sont plus grandes qu'au sud, un peu plus épaisses mais toujours très lisses. Elles sont pas mal tassées les unes aux autres par le vent, nous espèrons qu'il va enfin tourner et les décompresser pour nous laisser des passages plus larges. En tous cas, nous sommes contents de nous car nous finissons par faire nos milles, même si nos journées se terminent vers 23h/minuit.
Nous avons passé le 81eme !
Ce matin, nous avons pu partir directement dans l'eau et faire 5 milles directement dans le nord avant de monter sur la première plaque. Depuis, nous avons du traverser environ 10 plaques en 8 heures, un record ! Avant de rentrer dans une zone plus dense. Sinon, il neige, ça se rafraîchi sérieusement mais, en même temps, c'est moins humide. Vivement les vent portant !
   
24 août 2013
Ce matin, départ tardif pour cause de météo incertaine. Un front était prévu avec des vents de 20 à 30 noeuds avec rafales à 50 noeuds. Le vent semblait forcir mais de façon incertaine alors nous avons appelé Pierre Lasnier, le routeur météo, pour savoir ce qu'il en était, et après vérification, il m'a annoncé que le front avait disparu et que le vent devait faiblir, en route donc cap au Nord (merci Pierre) et ça marche bien, nous approchons les 80°50N en naviguant sur l'eau et sur la glace pour traverser les plaques qui nous barrent la route.
   
22 août 2013
Depuis plusieurs jours, nous pensions aux affaires et duvets secs dans les sac étanches, dans une des coques. Mais hier, au cours d'une inspection, nous nous sommes rendus compte qu'il y avait de l'eau (de mer) dans les affaires mais surtout dans les duvets malgré les sacs dits étanches. Ça va être très dur voir impossible de les faire sécher étant donné la météo que nous avons : Un bon coup au moral. Donc, nous sommes bloqués par du vent du nord trop fort, il pleut et tout est mouillé... Et, nous dérivons vers le sud plus de 10 milles par jour ; voilà le tableau de ces jours-ci !
Le bon coté des choses, c'est que la banquise se disloque et fond à vue d'oeil, puis nous avons bien dormi pour repartir demain en pleine forme
   

21 août 2013
Finalement hier, bonne journée puisque nous avons passé le 80°N. Dans la nuit, la dérive vers le sud nous l'a fait repasser alors nous l'avons franchi à nouveau ce matin... Les conditions sont les mêmes, vent du NW humide, très humide et mauvaise visibilité. Ça devrait durer encore plusieurs jours. Nous avançons quand même dans les moyennes que nous nous sommes fixé. Nous naviguons essentiellement sur l'eau en contournant les plaques même si nous devons parfois passer quelques blocages sur la glace. La banquise est un peu plus épaisse par ici mais nous la voyons progressivement se disloquer Pas d'observation d'animaux depuis longtemps à part quelques oiseaux.
Salutations des 80emes humides.

   
19 août 2013 - À la recherche du nuage noir
Ce matin, la brume est vite tombée, il a fallu mettre en pratique nos acquis de ces deniers jours pour la recherche des zones d'eau. Ca consiste à observer les nuages : s'ils sont blancs et très lumineux, c'est qu'il y de la glace dessous ; s'ils sont gris, c'est de l'eau et de la glace et enfin s'ils sont bien noirs, c'est qu'il s'agit d'une grande étendue d'eau. Avec un peu de pratique et de la chance (de bons nuages), on arrive à avoir une carte des glaces dans le ciel. Ça nous a, en tout cas, permis de faire plus de 20 milles dans le nord, au près. Les stalactites poussent bien sur tout le bateau, quant aux conditions à venir, elles ne sont pas très bonnes avec du vent assez fort du nord qui, par contre, devrait faire fondre la glace, ce qui est positif pour nous.
Sinon la santé ? Ça va même si nous avons quand même maigri car nous nous sommes un peu rationné sur le début. À partir de maintenant, nous allons pouvoir reprendre des rations normales. Pour ce qui est des gelures, Vincent a le bout du nez un peu blanc mais rien de grave. Mes pieds vont mieux, le doigt qui a gelé la première semaine est devenu bleu puis marron. Je ne faisais pas le fier mais il est redevenu blanc et sensible, comme neuf ! Je continue à avoir froid aux pieds et Vincent aux mains mais ça se gère.
   

17 août 2013
Hier, nous avons beacoup ramé, faute de vent... Nous qui pensions muscler nos cuisses sur cette expé eh bien ce sont plutôt les biceps qui bossent ! Nous avons avancé de 14 milles dans le nord, ce qui n'est pas si mal quand on sait que nous avons traversé une zone de glace très dense.
Aujourd'hui, ça a commencé par neige et pétole. Nous sommes donc partis à la rame plein nord à 1,5 noeuds de vitesse puis le vent du sud s'est enfin levé. Le spi nous a permis d'avancer à 6 noeuds dans de grands espaces d'eau avec des plaques de glace nous obligeant à manœuvrer souvent. Le jeu consistait à slalomer et/ou passer dessus et ça passait... presque jamais sans nous ralentir ! Résultat de cette belle journée : 36 milles vers le nord.

Notre position : 79° 00N - 175.30W

   
15 août 2013
78°N ça avance ! Ce matin, nous n'y croyions pas trop car il n'y avait pas de vent et nous étions bloqués dans une zone de glace. Nous avons donc entrepris un grand détour vers le sud, c'est alors que le vent se décide enfin à se lever mais du nord, donc de face. C'est petit à petit que nous avons réussi à gagner des milles vers le nord. Les voies d'eau se dessinent et nous arrivons au 78°N, ce qui fait 3° en 9 jours, c'est pas mal. Sinon, il fait gris, froid, nous sommes au près et ça tape ! Mais nous sommes heureux et ce soir, nous mangeons même double ration pour fêter le degré.
   

13 aout 2013
Ce matin nous avons pu naviguer 10 milles avant de faire face à un verrou de glace que nous sommes en train de traverser. Le vent est complètement tombé en même temps alors c'est à la rame que nous sommes en train de slalomer entre les glaces. Nous devons parfois tirer le bateau sur les plaques, cela fait 8 milles que nous y sommes et nous devrions bientôt voir la fin et retrouver des grandes voies d'eau vers le nord.
Nous venons aussi de voir des traces d'ours, nous vous dirons si nous le croisons... Sinon il a fait beau et "chaud" aujourd'hui, et même les duvets ont séché, une belle journée !

   
11 août 2013
Au réveil ce matin, tout le bateau était recouvert d'une épaisse couche de givre, plusieurs centimètres tout autour des bouts et du gréement. C'est qu'en ce moment, il fait frais, les températures sont globalement négatives, même si aujourd'hui nous avons eu le droit à pas mal de soleil. Puis nous avons bien avancé malgré quelques blocages mais la visibilité était bonne ce qui nous a permis de trouver les passages les plus efficaces. Avec ce ciel plutôt dégagé, nous devrions enfin pouvoir bénéficier d'une bonne photo satellite pour notre progression de demain. Il est 21h et nous continuons de naviguer.
   
9 août 2013
Nous avons pu repartir après avoir laisser passer les dernières rafales de vent. La dépression a laissé un paysage sinistré, plaques fracturées et débris de glace errants vivant là leurs dernières heures. Les plus grosses plaques ont résisté mais se sont bien faites grignoter aussi. C'est donc une voie d'honneur qui s'ouvre à nous, vers le nord nord-ouest où nous voulons nous positionner. Nous avons du quand-même franchir plusieurs plaques qui nous barraient le chemin, dont une sur près de 3 milles.
45 milles de navigation hier, nous profitons des derniers vents portants de la dépression pour avancer au maximum. Le brouillard est très dense, nous espèrons trouver une plaque assez solide pour nous arrêter cette nuit...
Lendemain, nouvelle journée profitable puisque nous avons ajouté 36 milles à notre compteur, dont une bonne partie dans le nord. La navigation a plutôt été facile, quasiment sur le même bord au près, et les plaques de glace en décomposition bien tendres avec nous. Nous sommes restés en tenue de ville car nous n'avons pas eu besoin de débarquer du bateau avant la fin de la journée. Les effets de la dépression sur la banquise sont flagrants, nous avons hâte de voir si elle a eu le même impact plus au nord.
   
7 août 2013
Ce matin, le vent a tourné au sud avec l'arrivée de la tempête qui est censée balayer l'arctique aujourd'hui. Nous avons commencé par faire du sud pour contourner une plaque qui nous bloquait et avons pu reprendre notre route vers le nord, nord-ouest à grande vitesse (plus de 10 noeuds dans les rafales). Notre progression était bonne mais vers 15 heure, le vent a encore forci (35 noeuds), trop pour naviguer dans la glace, nous décidons alors de nous arrêter pour laisser passer le plus fort du vent. C'est bien à l'abris sur une grosse plaque qui dérive vers le nord-est, à une vistesse de 0,5 noeuds, que nous nous reposons. Cette tempête doit surtout souffler dans le nord, ainsi nous espèrons qu'elle nous dégagera la voie en brisant les plaques et en créant des zones d'eau libres. Nous espérons que cela nous permette de rattraper notre retard de ces derniers jours.
   
5 août 2013
Aujourd'hui nous avons réussi à avancer au prés en direction du nord-ouest en fonction des bords et de la glace. Nous commençons à être bien positionnés pour reprendre notre route ver le nord. Sinon, il a fait assez froid, nous avons même commencé à avoir des petits stalactites sur le bateau mais on se réchauffe en buvant du thé chauffé avec la résistance elle même alimentée directement par les panneaux solaires. Allé, un peu de vent du sud pour nous pousser ver le nord !
   
3 août 2013
Salut et bon matin,
Nous avons vu un ours à la pause de ce midi, probablement alléché par l'odeur des nos pâtes bolognaise ! C'était un jeune mâle bien curieux qui s'est approché à vingt mètres du bateau malgré nos cris. Nous avons tiré trois coups de plomb à ses pieds mais ça ne l'a pas dérangé du tout... C'est finalement une fusée de détresse dans les pattes qui l'a fait reculer et s'éloigner tranquillement, mais malheureusement sur notre route. Nous avons donc modifié notre itinéraire pour ne pas le recroiser...
Aujourd'hui nous avons continué à suivre les chenaux d'eau dans un temps maussade mais dans la bonne humeur jusqu'à la fin de journée, nous en avions marre de passer à l'eau à travers cette jeune banquise qui n'a pas plus d'un hiver.
On vous laisse, profitez bien de la chaleur !
   
2 août 2013
Pas du tout de vent ce matin alors nous en avons profité pour faire quelques petites réparations sur le bateau. Nous avons posé des patchs de carbone (Composites Patch) sur la barre, les mains courantes, le vis-de-mulet et une étrave, des éléments mis, chaque jour, à rude épreuve. Babouchka s'est donc refait une beauté et dans l'après-midi nous avons navigué 7 milles avec un petit vent de face. Nous avons retrouvé une banquise avec des espaces d'eau qui se sont plutôt bien enchaînés, et puis, après la neige, même un peu de soleil !
Sinon pas d'ours en vue, seulement quelques mouettes qui se demandent ce qu'on fait là...
   
31 juillet 2013
Petit temps, glace, brume, neige et tapis roulant à contre-sens : voilà le menu d'une journée physique mais peu payante ! Nous avons réalisé 6.5 milles mais pour finalement se retrouver à 2 milles de notre position de la veille... Pas très plaisant mais nous gardons toujours le moral. Puis la glace est belle, les bélouga nombreux et les baignades (involontaires) fréquentes.
   
29 juillet 2013
ça y est, nous avons passé le 75e Nord, avons navigué toute la journée entre eau et glace : 20 milles au compteur mais en tirant des bords, ce qui fait uniquement 7 milles vers le nord. Mais bon, nous avancons et demain, le vent d'ouest doit rentrer, ce qui va nous permettre de faire une route plus directe vers le nord. Sinon, de l'eau est rentrée dans un coffre où étaient stockés les pilles et un téléphone (secours), dans une boîte dite étanche. Résultat : un quart de notre stock de de pile est foutu et nous ne savons pas encore si le telephone remarchera.Tout va bien à bord, la banquise est belle et nons duvets presque secs.
   
27 juillet 2013
Nous nous sommes réveillé frigorifiés ce matin après une nuit passée dans nos duvets humides, la motivation était donc là pour se lever malgré le brouillard, nous avons pu profité des derniers brins d'airs avant de se retrouver encalminés.
Heureusement le courant est maintenant avec nous après s'être laissé dominé par le coup de vent d'ouest, et par la même occasion, nous avoir fait reculer dès que nous nous arrêtions. Les glaces nous permettent toujours de nous faufiler plein nord, 35 milles actuellement et nous continuons à la vitesse de 2 noeuds tant que c'est possible, car demain, le vent faiblira encore !
Nous nous approchons à grands pas du 75e parallèle, barre symbolique qui marquera le début d'un terrain plus favorable, où les voies d'eau se feront bien plus rares. Déjà les plaques de glace n'ont plus le même visage, alors qu'elles étaient marrons et cabossées plus au sud, elles sont maintenant majoritairement très blanches et plutôt fines.
Pour finir nous avons eu droit à un brin de soleil qui nous a permit de faire sécher nos habits et duvets !
   
26 juillet 2013
Après un départ à 3H 30, nous avons du batailler une heure dans la glace pour retrouver l'eau libre. Enfin, nous voilà parti vers le nord. C'est à 7h que le vent a de nouveau forci, ce qui nous a forcé à un nouvel arrêt. 3 heures plus tard, nous repartons … Depuis, nous faisons route toujours vers le nord à 5/6 noeuds. Tout va bien malgré quelques plaques qui nous ralentissent. Les bouts comencent à se gonfler de glace mais les conditions sont de plus en plus agréables. Nous sommes tellement heureux de faire enfin des milles ver le nord.

   
24 juillet 2013
Hier, le vent est rentré, comme prévu ! Nous avancions correctement mais il a continué de forcir (30 noeuds dans les rafales), nous avons du nous résoudre à trouver une plaque solide pour nous amarrer et attendre. Mais voilà, la surprise a été de taille au reveil puisque nous avions dérivé de 12 milles pendant la nuit... vers le sud-est ! Mais il nous en faut plus pour nous saper le moral, nous reprenons notre route, tout va très bien à bord.
   
23 juillet 2013
13 milles gagnés dans le nord aujourd'hui, en commençant au près à tirer des bords entre les plaques puis a la rame lorsque le vent est tombé. Il commence maintenant a pleuvoir et on attend l'arrivée du coup de vent d'ouest qui va sévir les deux prochains jours et probablement changer pas mal l'état de la banquise notamment au nord dans notre futur terrain de jeu.
Niveau animaux pas grand chose à part quelques oiseaux et deux morues arctiques aperçues entre deux glaçons.
On a hâte de retrouver un bon soleil et de faire sécher notre équipement, mais pour l'instant c'est semble-t-il trop demander à madame météo... Sinon on a goûté aux entremets chocolat et c'est très bon
   
22 juillet 2013
La pluie tombe, tombe... C'est la fête à la grenouille ! Nous sommes trempés, tout est mouillé mais le moral est bon. Arrêtés tôt faute de vent, nous avons quand même bien avancé. Pourle moment, c'est l'heure de faire un peu de science : un profil CTD par moins 60 mètre pour Hervé, les prélèvements quotidiens pour Roman et un bon chocolat chaud pour nous.
   


©Adrenaline - L5R - Jules Jarossay

21 juillet 2013
Journée profitable aujourd'hui puisque nous avons avancé de 17 milles dans le nord. Le matin, nous étions toujours dans un environnement très dense mais les plaques de glace se sont rapidement espacées et nous avons pu majoritairement avancer sur l'eau et au portant. La route est néanmoins restée jonchée de points durs à franchir et de zones blanches ou le chenal d'eau n'apparaissait pas, surtout dans le brouillard qui nous a accompagné toute la journée. Alors pendant que l'un barre, l'autre est debout sur le roof à repérer les meilleurs passages puis saute à l'avant pour faire passer le bateau entre les blocs. Nous avons ainsi en réalité parcouru 23 milles et nous devrions profiter d'encore plus d'eau demain.
Pour l'instant, nous préférons continuer d'éviter les concentrations de glace trop fortes car le bateau est encore lourd et on préfère lui éviter des chocs trop forts sur la banquise. Nous avons donc pris l'option de naviguer autant que possible sur l'eau jusqu'au 75e Nord pour monter sur le pack lorsque le bateau sera allégé.
   
20 juillet 2013
Bonjour. Tout a commencé par du soleil, pas trop de glace et un petit peu de vent : le bonheur ! Mais petit à petit, la glace est devenue de plus en plus dense et le brouillard est arrivé ;  on s'est alors retrouvé dans une drôle d'ambiance : glace très sale, température +10°, visibilité nulle et nous qui cherchons notre route à la voile. Et dire que certain pensent que c'est monotone la banquise. On a refait un peu de sud-ouest pour rejoindre une nouvelle voix d'eau qui nous permettra de remonter plus vite vers le Nord.
   

19 juillet 2013
4ème jour de mer sans encombre. Cette nuit, on a pu dormir tous les deux quelques heures et laisser la barre de Babouchka aux aléas de la pétole avant qu'un léger souffle d'air nous permette de reprendre le cap. Du coup aujourd'hui, moins fatigué, on a eu du temps pour bricoler sur le bateau, filmer, sécher l'intérieur grâce à un soleil timide mais qui a tout de même dissipé le brouillard.
Vers 14h, on a retrouvé beaucoup de glaces dérivantes à travers lesquelles nous sommes en train de slalomer. On approche d'une plaque qu'il faudra traverser sur une dizaine de miles avant de retrouver à nouveau de l'eau pour plusieurs jours.
C'est très paisible de naviguer au milieu des glaces, pas de houle, pas un bruit, on glisse sur un miroir qui reflète toutes sortes de glaçons aux formes étranges. Voilà pour aujourd'hui, à demain !

   
18 juillet 2013
Bonjour on remonte doucement vers le Nord dans la petole et le temps gris, les seules couleurs son vos étoiles sur la coque et le spi. On en profite pour se reposer, manger mais surtout barrer et régler les voiles ; tout va bien à bord et le moral est au beau fixe.
   
17 juillet 2013
Rapide message pour vous dire que tout va bien a bord malgré le brouillard, la pluie et la petole...
Peu de vent en effet mais Babouchka a plus d'une ruse dans son sac pour profiter de la moindre petite bise et progresser maintenant vers le NW car nous venons de passer la pointe sud de la glace à contourner. La mer est maintenant quasiment libre de banquise et nous naviguons 24h sur 24h en nous relayant aux quarts.

Nous étudions la meilleure stratégie pour la suite car nous allons bientôt retrouver la glace (dans quelques jours). D'ici la, profitez bien de l'été !

 

   
16 juillet 2013
On avance tranquillement sur l'eau presque libre de glace vers le point le plus Sud de l'expé avant de remonter vers le Nord dans une zone moins dense en glace. Un détour qui normalement devrait nous permettre de rejoindre la latitude 75° Nord plus rapidement que si on avait continué à batailler sur la route directe, dans des conditions de glace particulièrement dures et avec le bateau chargé pour un départ d'expé
Cette option nous permet de nous reposer un peu, pour mieux réattaquer la glace d'ici quelle que milles.
   

15 juillet 2013
Ça y est, après quelques heures à batailler dans les blocs, on a rejoint l'eau libre et à l'heure à laquelle on vous parle, on file dans l'ouest pour contourner une grande zone de glaces. Quel plaisir de faire de la vitesse et d'avaler des miles !
On profite des 10-15 noeuds de vent au portant avant qu'il ne tombe demain matin.
Les prochains jours seront consacrés à remonter vers le Nord dans un secteur où la concentration de glace est assez faible, on espère ainsi rejoindre le 75e parallèle malgré les nombreux obstacles de glace à franchir.
On a croisé nos premiers ours, une mère et ses deux petits dont un très curieux que nous avons vu au dernier moment ! On a réussi à leur faire peur grâce à nos cris puissants;)
Le moral est bon, l'intérieur du bateau reste bien sec pour l'instant, bref la vie est belle.

   

14 juillet 2013
On a vu l'eau aujourd'hui, depuis le sommet d'une crête ! Ça fait plaisir et ça motive surtout qu'on profite de plus en plus de lacs et de canaux à travers la banquise. On espère la rejoindre demain et mettre fin à l'obsession qui nous taraude depuis plusieurs jours.
On est a 50 miles dans l'ONO de Barrow, ce qui nous positionne plutôt bien pour notre prochaine remontée vers le nord.
On a eu une journée nostalgie aussi, puisqu'il y a deux ans, le 13 juillet, seb et Rodolphe s'élançaient de Barrow pour la première édition de la voie du pôle. On profite aujourd'hui des acquis de cette expérience, notamment avec les nouvelles combinaisons étanches et les chaussures de canyoning qui simplifient les passages a l'eau et les baignades constantes.
Pas de feu d'artifices pour nous ce soir (a moins qu'un ours nous visite), on va pouvoir se coucher tôt !
Merci pour tous les messages d'encouragements ainsi qu'à nos routeurs qui nous aident a sortir du dédale des glaces.

   

13 juillet 2013
Nouvelle journée à faire les forçats sur une banquise toujours sévère et chaotique. On se rapproche de l'eau qui nous permettra enfin de trouver une voie vers le Nord, d'ici là, chaque mètre est arraché au prix de nombreux efforts et coups de palan.
Mais il fait beau, ça nous réconforte et ça aide à repérer les passages les moins rudes. Ca à aussi l'avantage de nous offrir, chaque matin, une belle carte satellite nous indiquant le chemin le plus court vers les espaces d'eau.
On apprend aussi à se déplacer vers une cible mobile, puisque notre objectif dérive comme nous au gré des vents et des courants. Pas facile parfois de s'y retrouver entre le cap à tracer sur la banquise et celui à laisser sur le fond ! Malgré les conditions, ce soir au camp, on savoure toutes les richesses de cette première semaine d'expédition.

   
12 juillet 2013
Ce matin, après avoir regardé les cartes des glaces envoyées par Kalou et Lise, on a décidé de retourner sur nos pas pour contourner la  plaque de glace très dense qui nous empêche de progresser. La banquise a beaucoup fondu depuis notre départ et on devrait pouvoir contourner ces plaques par le sud et reprendre la route du pôle dans une zone plus praticable. On était peut-être un peu trop pressé de partir pour rejoindre la glace mais sans respecter les conditions de glace de l'année. Et on le paie ! Mais on est dans une super région et on va se reprendre. On a quand même avancé malgré le courant de face.
   
11 juillet 2013
Ce matin, le réveil a été dur, après une nuit ventée et bruyante. On s'est autorisé une 1/2 heure de plus dans les duvets. Mais il a fallu prendre la route. Parlons en de la route : au bout de 10 mètres, les premiers blocs, on pousse, on tire, on force, on sue et... au suivant ! mais entre les blocs, il y a de l'eau ! Pas pour naviguer, juste pour tomber dedans avec la combi mal fermée. Résultat : un litre d'eau dans les chaussettes et plus que 8 heures de progression.
Tout va bien, on va bien dormir car le vent s'est enfin calmé. Demain on continue notre route W/NW  pour rejoindre une zone mois dense (en glace) qui devrait nous permettre d'accélérer et de faire une route plus directe.
   
10 juillet 2013
Aujourd'hui, la voie du pôle vous offre du brouillard et des blocs dans tous les sens, c'est le chaos avec juste de l'eau pour s'y baigner quand les blocs sur lesquels on marche coulent ou chavirent. Le bateau est très chargé en ce début d'expédition, il souffre et fait souffrir les hommes.
On a hâte de trouver des conditions plus favorables. Sinon tout va bien à bord.
   

9 juillet 2013
Ce soir au bivouac, c'est Vincent qui cuisine. Il nous mijote un Parmentier de poulet aux carottes. Nous commençons enfin à sentir le large, la glace est moins sale, les plaques sont plus grandes et plus blanches. La journée a commencé avec du soleil et après 4,5 milles d'eau libre la glace a reprit ses droits. A mi-journée la brume est tombée, ce qui a fortement compliqué le repérage des zones praticables.

   
8 juillet 2013
Nous avons avancé d'une dizaine de milles aujourd'hui sur de la glace difficile, pas assez solide pour nous supporter et le vent de face nous a pas facilité les choses.
Dans l'après-midi, ça s'est un peu amélioré, on a trouvé de la glace un peu plus stable et on a pu faire porter les voiles, mais on a quand mme bien pataugé dans l'eau !
Récompense : on s'est posé sur un morceau qui dérive à plus d'un noeud dans la bonne direction ! Espérons que c'est la gyre de Beaufort qui nous offre son courant puissant et nous fera gagner quelques miles en dormant !
   
7 juillet 2013 : Top Départ !
Le jour J est arrivé ! Nous sommes partis de Barrow vers 16 heures ce 6 juillet, encouragés par Philippe du Manguier et la famille d'Anna qui nous a rendu beaucoup de services lors de nos derniers préparatifs.
Nous avons navigué 7 milles dans l'eau libre jusqu'à la pointe Barrow avant de rencontrer une glace difficilement déchiffrable : plaines de jeune glace fine, tapis de blocs entrainés par les courants, et une grande plaque blanche minée de grosses crêtes de compression sur laquelle nous nous sommes résolus à pousser Babouchka quelques heures avant de monter le camp. Demain le vent sera de la partie, on attend le matin pour décider dans quelle direction avancer.
Cette demi-journée a déjà offert plein de saveurs différentes de lumières, d'ambiances et de glace, on a hâte de voir la suite !
   
5 juillet 2013
Deux jours de travail sur le bateau et le voilà enfin prêt à démarrer.
Nous aussi, nous sommes prêts, plus que ça, même, presque déjà partis tellement nous sommes impatients d’en découdre.
Notre motivation n’a jamais été aussi forte, comme en 2011, avec Rodolphe avant le départ. J’ai évidemment une pensée pour toi, Rodolphe, je sais que tu seras avec nous toute la traversée
   
jjjj
3 juillet 2013
A Barrow, le village le plus septentrional de l’Alaska, tout est possible ! C’est ainsi que Seb et Vincent ont pu trouver un hangar chauffé dans lequel ils pourront travailler sur Babouchka. Il s’agit de derniers préparatifs avant le grand départ. C’est aussi l’heure pour l’équipe du cinquième rêve, Hervé Le Goff et Philippe Albert de quitter Barrow, de laisser Seb et Vincent partir seuls à la conquête de l’océan arctique. Quant au Manguier et à Philippe, son capitaine, ils attendent patiemment l’arrivée de leur nouvel équipage, ils ont été et resteront pour quelques jours une parfaite base logistique pour Seb, Vincent et toute l’équipe du cinquième rêve…
   
2 juillet 2013
Malgré la quantité importante de glace, le Manguier a réussi à se frayer un chemin jusqu'à Barrow, point de départ de l'expédition. C’est d’ici que Sébastien et Vincent se lanceront seuls sur l’Océan Arctique, dans quelques jours. Pour le moment, ils nous offrent quelques images des premières navigations de Babouchka… A voir ici
   
30 juin 2013
Après 3 jours bloqués par la glace et le vent, celui-ci s'est enfin calmé. Nous avons alors pu parcourir 30 milles dans la bonne direction avant de se retrouver une nouvelle fois bloqués à 7 milles de Wainwright,  où nous attend Philippe Albert (représentant de Esprit, notre partenaire principal, venu nous encourager). Nous décidons d'aller le chercher avec Babouchka. Après 3 heures à batailler dans les glaces et les courants contraires, nous finissons par rejoindre la côte où des pêcheurs  nous proposent d'aller chercher Philippe au village. 1 heure après, il nous rejoint prêt à partager une belle navigation-retour vers le Manguier. Demain la glace devrait s’éloigner vers le large poussée par un vent d'Est et nous ouvrir ainsi la route pour Barrow.
   
28 juin 2013
Nous sommes bloqués à 120 milles de Barrow par un gros bouchon de glace. Il faut attendre que le vent se calme pour rentrer dans la glace est tenter un passage jusqu'à Barrow. Tout va bien à bord malgré ce contre temps.
   

26 juin 2013
Nous avons vu notre premier ours hier soir, dans les mystiques lumières du soleil de minuit. Imposant comme toujours, il s'est approché de nous sans crainte avant de repartir tranquillement en s'offrant quelques roulades sur la glace.
C'est rassurant de faire ce genre de rencontre à bord du manguier, bientôt nous les ferons depuis notre coquille de carbone...
Nous naviguons en ce moment dans de vastes archipels de glace épaisse et rugueuse, le manguier s'y fraye bravement un chemin slalomant entre les plaques et déplaçant des glaçons de plusieurs dizaines de tonnes.
L'équipe de tournage continue d'engranger des images de Babouchka, on espère prochainement trouver un passage pour remonter vers Barrow.

   
25 juin 2013
Belle journée à naviguer (2 heures pour trouver une belle plaque), à étalonner le matériel scientifique, à faire de belles glissades et de bons bains en combis pendant que l'équipe du cinquième rêve filme. Le Manguier est entouré de glaces avec 20 neuds de vent, il fait -3°C.
   

24 juin 2013
Le Manguier a slalomé dans les glaces jusqu'à atteindre des grandes plaques ou l'équipe du cinquième rêve a passé la journée à filmer les évolutions de Babouchka sur la banquise. L'équipe film est très satisfaite des premières images et ces temps de tournage sont pour nous une belle opportunité d'affiner la préparation du bateau et du matériel de l'expédition. Ce sont effectivement les premiers tests grandeur nature et tout le monde est surpris par les qualités du bateau ! Il franchit les obstacles comme une gazelle et seb estime même qu'on pourrait gagner 4 milles de progression par jour par rapport à ti-babouche en 2011.
Nous continuons ce dispositif essais/tournage en attendant que les glaces nous libèrent une route vers barrow.

   
Babouchka à Point Hope
Avons déposé Charles Hedrich et son fils Nelson à Wales avant de continuer en direction de Point Hope, où nous sommes restés un moment pour réaliser de très belles premières images de Babouchka sur la glace. Il est temps maintenant de repartir, toujours plus Nord, retrouver la banquise.
   
De nouvelles couleurs pour Babouchka.
A Nome depuis trois jours maintenant, nous avons profité de la chaleur ambiante pour nous occuper de Babouchka, enfin recouverte des noms des partenaires (stickers généreusement réalisés par Hexis), elle a pris son premier bain dans l’eau froide de la mer de Béring sous les regards curieux des autres occupants du port (chercheurs d’or).
Et le résultat est là, un bateau prêt à partir à l’assaut de l’Océan Arctique !
   
Nome, 17 juin 2013
Enfin nous voilà arrivés à Nome, l'escale débarquement-embarquement, c’est ici que Charles Hedrich et l’équipe du cinquième rêve rejoignent le Manguier et que Anne-lise et Anouk quittent le navire.
La suite promet d’être belle car nous sommes dans la glace depuis une centaine de milles nautiques déjà... Glace et morse ! Le départ de Nome est prévu entre le 20 et le 21 juin, direction la glace puis Barrow pour le départ de l’expédition.
   

59° Nord

Babouchka et le rameur chargés et bien arrimés sur le pont du Manguier, nous avons quitté King Cove direction False Pass, pour passer la nuit avant de nous attaquer à la traversée de la Baie de Bristol.
Il nous aura fallu 24 heures pour rejoindre le cap Newenham mais c’est à Platinum que nous choisissons de faire escale, où nous retrouvons avec plaisir John et Marie, nos amis rencontrés en 2007 lors de notre passage avec Babouche (Seb et Lise). Mais ce n’est pas tout, depuis notre départ, nous retrouvons et redécouvrons avec bonheur les endroits foulés avec notre petite embarcation de l’époque mais cette fois-ci… dans un confort parfait. Encore un grand merci à Philippe, le capitaine du Manguier.

   
En mer...
... Sur le manguier, nous avons entamé notre remontée sur Nome.
Première escale et pas des moindres, au pied du volcan Pavlov : quand on prend son petit-déjeuner avec vue sur un volcan en éruption ! Puis étape à King-Cove, où nous attendons la barge qui transporte Babouchka pour repartir en direction de la False Pass qui nous permettra de rentrer en mer de Bering.
   
Standby à Anchorage
A Anchorage depuis une semaine, et après une première tentative pour rejoindre le manguier à Sand Point (l'avion a tenter par trois fois d'attérrir dans le brouillard de la péninsule alaskane, sans succès !), nous attendons la prochaine occasion qui nous sera offerte pour ralier Sand Point, le manguier et enfin Babouchka.
   
Bientôt le départ
Derniers préparatifs ! Plus que quelques heures pour finir de tout préparer, avant le départ pour l'Alaska, les Aléoutiennes, où nous retrouverons le manguier, qui nous emménera (nous et Babouchka) plus Nord encore. Merci encore à toute l'équipe de Esprit, à toutes nos étoiles embarquées, à tous nos autres partenaires, au manguier et à son capitaine, à tous les coups de mains...Grâce à qui cette aventure va bientôt pouvoir démarrer.
   

Nouveau grand partenaire !
En s'associant à "La voie du pôle", DP Technology Corp a choisi un équipage qui atteste de la vision, de la passion et de l'engagement pour lesquels la société ainsi que ses équipes internationales sont reconnues.
Développeur innovant du logiciel industriel de Fabrication Assistée par Ordinateur (FAO) ESPRIT®, DP Technology apporte des solution ingénieuses pour piloter les machines-outils les plus puissantes qui façonnent le monde moderne.  Avec plus de 65.000 licences dans le monde, ESPRIT est utilisé dans tous les domaines, Horlogerie et Bijouterie, Chirurgie et Automobile, Aéronautique et Energie.  Nautisme aussi !    Pionnier dans son domaine, DP Technology Corp. ses collaborateurs et partenaires sont fiers de sponsoriser Sébastien Roubinet et Vincent Berthet dans leur aventure humaine et environnementale.

   

Premières glissades
C'est sur la neige de l'Aubrac que le tout dernier prototype du pôle a réalisé ses premiers surfs. Sébastien et Calou n'ont réussi qu'à très peu glisser, faute de vent... et de semelles... de ski ! En attendant qu'on lui chausse ses nouvelles semelles pour effectuer LES tests, une belle première rencontre entre le scarabé noir et la surface blanche et gelée, son futur terrain de jeu ... En image !

   

Naissance du nouveau prototype
Tout frais sorti de l'atelier, le nouveau prototype conçu et construit par Sébastien (avec l'aide de Hervé, Cyril et Denis) arrive à maturation, il reste encore du travail avant les premiers tests mais déjà ses modifications apportées, ses nouveaux matériaux et ses nouvelles lignes attestent d'un travail bel et bien abouti... et nous mettent en haleine.
   

Suite à un heureux évènement, Rodolphe a pris la décision de ne pas repartir, c’est Vincent Berthet qui rejoint Sébastien dans l'aventure.

Vincent Berthet, 32 ans, grandit dans le monde de la mer et des expéditions avant de se passionner pour les environnements polaires. Il a sillonné l'Alaska, le Groenland, la Patagonie, le Spitsberg, la banquise du pôle nord... par différents moyens : à pied, à ski, en voilier, en kayak...

   

La Voie du Pôle sur Planète Thalassa.
Le film sera diffusé en exclusivité sur Planète Thalassa à partir du 29 février à 20h40.
Toutes les dates et horaires : 29 février à 20h40, 2 mars à 22h30, 3 mars à 16h45, 5 mars à 07h50, 7 mars à 13h30, 8 mars à 17h45, 10 mars à 8h45, 13 mars à 9h30, 14 mars à 17h45, 15 mars à 23h30, 18 mars à 08h45, 19 mars à 22h30, 25 mars à 17h15, 1er avril à 22h30.

   
La Voie du Pôle - Le film
"Glaçon d'Or" - Grand Prix du Festival International du Film Polaire de Lyon ! Félicitation à toute l'équipe ! Suivez l'actualité du film "La voie du pôle" ICI
   
Défi Terresens - Le cap Horn en cata de sport !
Yvan Bourgnon et Sébastien viennent de réussir un pari insensé : boucler un raid de trois jours en cata de sport autour du cap Horn au départ de Puerto Williams (Chili) avec traversée du canal Beagle. A bord d’un Nacra F20 de 6,20 mètres, ils ont parcouru 450 milles avec des vents atteignant 50 nœuds… Récit en vidéo.
   



De retour, le compte-rendu !
Il n’est pas facile d’expliquer notre ressenti sur l’expédition, car elle a un petit goût d’inachevé. Ce fut quand même une sacrée aventure, un peu courte, c’est vrai (1 mois et demi), mais très complète et enrichissante. Elle nous a beaucoup appris sur le plan humain et technique. Depuis 4 ans et jusqu’à aujourd’hui encore, nous avons reçu beaucoup d’aide de la part de personnes qui se sont attachées à notre histoire, pour finalement beaucoup nous apporter. La décision de faire demi-tour a été extrêmement difficile à prendre, car nous avions déjà parcouru presque 400 miles (1/4 du parcours), et faire autant dans l’autre sens n’était pas gagné d’avance. Nous nous exposions à une dérive négative et à un chemin chaotique comme à l’aller. Mais nous savions que c’était la bonne décision, la suite nous l’a prouvé car la batterie a cessé de fonctionner définitivement au bout de 12 jours. Sachez que, depuis, nous pensons sans cesse à repartir … Et donc à améliorer. Techniquement, il va y avoir des changements. Ces 750 miles nautiques auront été le meilleur des entraînements. Nous sommes convaincus que ce bateau hybride est capable de traverser ce magnifique océan. À savoir que nous nous sommes très bien entendus et avons réussi à bien faire progresser Ti-babouche sur l’eau et la glace. Soyez-en sûr, cette équipe soudée et déterminée est prête à repartir avec une meilleure connaissance des lieux, de la navigation et du matériel à emporter. Un mois et demi c’est bien, mais il nous aura manqué la satisfaction d’aller au pôle géographique et à l’arrivée tellement attendue au Spitzberg. Depuis toujours, les expéditions polaires connaissent des échecs, mais il ne faut pas baisser les bras, il faut insister, car on peut réussir.
C’est avec beaucoup d’émotion que nous pensons à toutes les personnes qui nous ont soutenus et aidés. Cette aventure sportive et scientifique est avant tout une aventure humaine. Dans ces grands projets, il faut de grands partenaires et nous vous remercions d’avoir été ceux-là. Nous avons hâte de vous faire partager cette grande aventure. Restons givrés.
La voie du Pôle c’est aussi : La rencontre avec 13 ours polaires, un grizzli, une baleine boréale, des caribous, des oiseaux, des crevettes, des belugas, des méduses, des poissons.
Un long chemin de 750 miles nautiques (le tout aurait fait 1750 miles)
Un soleil permanent. La lune, le dernier jour. Peu d’engueulade et plein de fous rires. Des pieds douloureux à l’arrivée.
Merci encore à tous, à nos partenaires, à notre équipe à terre, à nos amis et familles, sans vous tous, il nous aurait été impossible de toucher du doigt ce rêve polaire.

   



Sébastien et Rodolphe racontent :

On ne le savait pas le matin même, mais c’était notre dernière glace, notre dernier sommeil sur une belle plaque, dernière brume et surtout la journée allait être très longue. La glace nous fait un dernier signe d’aurevoir, et c’est parti pour 48 heures non-stop de navigation. Une belle houle nous accueille, amplifiée par la différence de température entre l’eau chaude du large et l’eau froide de la zone de glace. Les quarts s’enchaînent. C’est une première pour Rodolphe qui fait un gros travail de concentration pour ne pas permettre au mal de mer de s’installer. Il chante, essaie de remplir son estomac et laisse Sébastien lui installer son duvet trempé pour prendre du temps de repos avant de rattaquer le quart suivant. Quant à Sébastien, même s’il a l’habitude de ces conditions de mer, il est quand même un peu tendu, il souhaite que les conditions météo se maintiennent. Car si le vent forcit, la température baissera laissant la place au risque d’hypothermie. Bien fatigués et trempés au bout de 48 heures, nous apercevons enfin les premières plateformes pétrolières (paysage à la "Madmax", torchères, pipelines) puis enfin la terre. Nous ne savons toujours pas comment traverser cette zone pétrolière et attendons les instructions de Mike qui fait son possible pour nous obtenir une dérogation.
En attendant, nous nous arrêtons sur un banc de sable inaccessible par les autorités, heureux d’être arrivés juste avant le gros coup de vent (plus de 30 noeuds) prévu. C’est là, sur notre banc de sable vaseux, soulagés et en sécurité, que nous préparons notre premier gros repas non-lyophilisé depuis plus d’un mois ; au menu : pâtes au foie gras (offert avant notre départ, merci Bruno). Le lendemain matin, le vent souffle encore très fort, le brouillard persiste, le bateau est envasé. Les instructions arrivent enfin. Nous devons nous présenter dans 2 heures au quai Est ; soit à 4 milles d’ici, mais surtout 400 mètres à tracter Ti-babouche dans la vase collante. On en ressort 1h30 après, noirs de vase, mais nous ne traînons pas car les autorités attendent … et on ne fait pas attendre la police ! C’est finalement par 30 noeuds de vent que nous surfons vers eux. Pour les besoins du film, nos amis réalisateur et cameraman, Thierry et Vincent sont là entourés des autorités de BP, mais à notre grande surprise, sans leur matériel de tournage. Arrivés sur la plage, ils nous expliquent qu’il est interdit de faire des photos et de filmer. (Chut! notre caméra tourne). Enfin, il faut se dépêcher de dégréer et décharger le bateau car l’ambiance est très tendue. Une demi-heure plus tard, Ti-babouche est chargé sur une semi-remorque de 60 pieds, et nous prenons la route escortés par les autorités vers la zone libre. Voilà pour la fin de l’expédition, ses dernières heures. Nous préparerons un compte-rendu sur la totalité de l’expédition, mais cela prendra un peu de temps. À bientôt donc.

   
12 août 00h10 (UTC)
Sébastien et Rodolphe sont bien arrivés à Prudhoe Bay/Deadhorse !
Les pieds au chaud et au sec, ils vont pouvoir nous livrer, non sans émotion, leurs premières impressions de terriens  !
   
11 août - Arrivée imminente
Sébastien et Rodolphe ne sont plus qu’à 30 milles environ de Prudhoe Bay, ils y sont attendus d’ici quelques heures par Mike qui se démène pour obtenir une dérogation afin qu'ils puissent arriver directement dans la zone BP. Ils naviguent bien et ont même fait des pointes à 8 noeuds, ils font bien car le vent doit tourner en leur défaveur d'ici demain.
   
10 août - Bye la glace !
Sébastien et Rodolphe ont entamé la traversée pour rejoindre Prudhoe Bay. Ils ont quitté la glace, il y a quelques heures maintenant, et ont déjà parcouru 35 milles sur l’eau. Encore environ 150 milles. Pour le moment, le vent est faible et plutôt de face avec une houle persistante, ce qui retourne un peu l’estomac de Rodolphe, mais ça n’a été que l’histoire de quelques heures, juste le temps de s’amariner. Bientôt la bascule (de vent) qui va leur permettre d’aller plus vite et surtout de retrouver le confort du travers-portant !

   

9 août – ça change tous les jours !
Une matinée bien remplie, une belle avancée sur l’eau, ils se sont même offert des pointes à 8 nœuds accompagnées de bélugas et d’une baleine. Mais un élan freiné par le retour de la glace, de grosses plaques entrelacées qui les obligent à tirer des bords. Le départ pour l’ultime traversée est prévu dans 24 heures. En effet, après analyse des cartes météo avec Pierre Lasnier (Consultant et routeur météo - MétéoMer), il semblerait qu’une bonne fenêtre météo s’offre à eux dans les jours à venir pour enfin traverser les 200 milles d’eau libre qui les séparent de la terre. Si tout va bien donc, si les prévisions se confirment, ils devraient atteindre Prudhoe Bay le 12 août prochain !

   

8 août – C’est pas encore gagné !
Avant-hier, ils avaient réussi à bien progresser, les conditions météo d’hier ne leur ont permis que de faire du sur-place (j’exagère un peu, mais l’idée est là). En effet, depuis 24h, ils dérivent bloqués sur une plaque de glace à attendre qu’un gros coup de vent passe. Enfin, depuis 12 heures, une grosse pluie est venue se rajouter au tableau. Si c’est comme ça, autant dormir ! Pour la petite histoire, la plaque sur laquelle ils ont trouvé refuge pour la nuit, faisait une centaine de mètres avant de se coucher et seulement 15 au réveil, quelques heures après.
Pos. 72°54N   154°21W
Vent. 20/25 nœuds E

   

7 août - ça bouge !
L'équipage de Ti-Babouche m'a appelé ce matin pour m'annoncer qu'ils n'avaient plus d'ordinateur, il ne charge plus ! Fini donc la photo du jour ! Heureusement, le GPS et téléphone chargent encore un peu (en direct sur les panneaux solaires). Sur le plan météo, plusieurs choses à retenir : il fait très beau, ce qui n’est pas sans leur déplaire, le moral suit donc aussi. Le vent est très instable ; pour le moment, de face, les obligeant à tirer des bords entre les plaques de glace. Mais ils persévèrent, malgré les difficultés qu’ils rencontrent et progressent remarquablement bien. Bravo à eux !

   

6 août – Dos rond !
Il fait pas beau, il fait pas chaud, tout baigne. Notre course-poursuite contre la mauvaise dérive continue. C’est pourquoi nos "nuits" sont courtes et nos journées de navigation sont de plus en plus longues; peut-être va-t-on naviguer 36 heures aujourd’hui si on est pas trop transis de froid. Ce brouillard enlève un peu de charme au paysage glaciaire, mais c’est beau quand même. Nous n’avons pas trop de discussion ensemble car nous ne faisons que nous croiser entre l’habitacle et dehors. On se rattrapera quand le soleil viendra nous caresser un peu le visage. C’est donc dans cette philosophie du "dos rond" que nous nous rapprochons de la terre. Pour l’instant, la météo et la carte des glaces nous permettent d’aller surtout à l Est. Ensuite, lorsque nous serons au large de Prudhoe bay, nous piquerons plein sud. Ce sera certainement avec beaucoup d’émotion que nous verrons la terre. Mais plus tard, restons à nos moutons de mer.
19H33 : 73°27 155°51’2° et tout mouillés.
Bye et merci pour vos messages de soutien, ça fait du bien.

   

5 août – On avance !
Après une grosse nuit, pendant laquelle on a dérivé de 11 milles vers le Nord, on a préféré traîner dans nos duvets pour laisser passer et tourner le plus gros du vent (moins fort que prévu). Vers 11h, les conditions sont enfin bonnes pour partir au près, 2 ris, petit foc et grand-voile haute ! Malgré tout ça, on avance pas très vite car la glace qui nous protége des vagues nous fait aussi pas mal slalomer. Je fais 1 mille en 2H30, un record de lenteur. Retour dans le brouillard givrant mais on a enfin trouvé une technique pour combattre le froid aux pieds : Rod et en pantoufle dans ses sur- bottes, il ne met plus ses bottes mouillées que pour passer sur la glace. Quant à moi, je change de chaussettes toutes les trois heures les séchant et les réchauffant dans ma veste polaire. Ce soir, on pense s'arrêter dormir de 00H à 6H puis continuer de faire route vers l’Est/Sud-Est à l'abri des vagues encore 3-4 jours pour enfin traverser plein Sud sur Prudhoe, on va tenter de réduire au maximum la traversé sans glace « abri ».
Temp  –2/0
Vent Est 15-10nds
Pos à 22H  73°55 N 157°00W

   

4 août - Sous le signe du soleil et du vent
Ce matin, 3 heures, on se réveille avec un temps dégagé. Enfin du soleil ! On appelle Pierre Lasnier pour voir avec lui quel choix météo prendre. Après discussion, on décide de partir vers l'Est avec un faible vent de sud-ouest qui finit par virer sud-est et par forcir. Vers 14 heures, on arrive dans une zone de plaques de glace qui nous oblige à tirer des bords, on avance presque plus … On décide donc de s'arrêter, de se reposer et faire sécher nos vêtements et duvets sous le soleil froid mais très agréable. On va maintenant attendre la bascule de vent fort d’Est/N-Est pour faire route à labri des glaces et attendre que ce coup de vent passe. Le 6, le vent doit faiblir est nous permettre de traverser vers la côte.Il est 19 heures, Rod dort, on va bientôt manger et faire une grosse nuit  car on est crevé et il faut prendre des forces pour la traversée. On dérive vers le N-NW à 0.7 nœuds.
Vent sud-est 15nds
Temp 0 +3
Pos 74°00N  157°50 W

   

3 août - Brouillard givrant
On a froid, mais on avance vers le sud depuis ce matin, on navigue au près entre les plaques de glace. On a aussi doublé un ours qui nageait ver le sud.
Sinon toujours le froid accompagné d'une petite pluie fine pénétrante. On fait des quarts mais 2 heures dehors, c'est très long et à l'intérieur, il ne fait pas très chaud non plus.
Pos. 19°74N 159°18W
Temp. +1
Temps gris

   

2 août - Enfin l’eau … Les aoûtiens en vacances !
Peut-être sommes-nous porteurs d’une bonne nouvelle : il est 15h et nous trouvons enfin l’eau. Une grosse zone d’eau. Malheureusement, le vent est plein nez donc nous partons beaucoup trop vers l’Est. Nous sommes encore bien Nord (74°22N) et la glace dérivante est encore très présente … trop présente. Nous zigzagons. Mais jusque-là (18h30), nous arrivons encore à naviguer que sur l’eau. Plus de passage sur la glace. Dommage ça réchauffait les pieds. Nous enfilons nos derniers habits secs, disons pas trop humides, et étudions la route  pour faire les 300 derniers milles (3 fois la distance entre le continent et la Corse). Nous gardons un œil sur la météo et déciderons ensuite d’entamer la traversée vers Prudhoe bay. Nous sommes encore prudents car il n’est pas impossible de retrouver une autre plaque de glace à traverser. Il faudra aussi aire le plein d’eau avant de partir. La météo du jour est toujours la même, très changeante : nous avons vu le soleil 6 fois 2 minutes (le temps d’aller à la pistoche), la neige 3 fois et la pluie, 2 fois. Le reste du temps il fait gris éléphant (de mer).22H, on s'arrête, ça fait 6h que l’on pousse sous la neige et la pluie. On a froid et on est crevé même si l'eau nous paraît assez libre de glace, il nous faut prendre des forces car un nouveaux défi nous attend : les 300 miles de nav jusqu’à Prudhoe Bay.
Temp -1° / +4°
Pos 74°17N 159°16W

   

1 août - Dur dur de faire du Sud
Le tapis roulant est en marche, on a dû faire 6 milles sur la glace vers le sud  mais au final on se retrouve à  2 milles pus au nord, le fameuse dérive qui était avec nous pour aller au Nord …Notre but est d'avancer sur la plaque dans la bonne direction et ça , ce n’est pas facile car le vent est de face est on doit presque tout faire en tractant le  bateau et ses 350 KG de charge. Tout ça sur des morceaux de glace instables. Bref, le pied ! On fait le dos rond et on avance mètre par mètre. Il neige un peu, on a vu un beluga venu nager sous le bateau entre les plaques de glace. La visibilité n’est pas terrible et la batterie continue de nous lâcher. On ne sait pas pandent combien de temps encore on va pouvoir vous envoyer des messages. 

   

31 juillet - Concentrés pour le retour
Après une nuit très humide à l’intérieur mais neigeuse et ventée à l’extérieur, nous sortons rapidement car le vent est favorable et nous savons que ça ne va pas durer. La carte des glaces nous indique que l’eau libre n’est qu’à une trentaine de milles d’ici, nous faisons donc tout notre possible pour nous dépêcher. Mais il faut rester concentrer et ne pas faire de bêtises. Nous commençons la progression avec des milliers de petites plaques entrecoupées d’eau. C’est long, c’est lent et fatiguant car peu motivant. Il est 13h, de grandes zones d’eau s’ouvrent devant nous. On commence à croire à la fin des glaces ce qui donne un petit coup de blues à Rod. Une petite heure s’écoule et nous voici de nouveau sur une grosse zone jumelle à celle de ce matin. Nous essuyons une belle averse de neige, il y a toujours du vent d’ouest (de 10 à 15 Noeuds), il est 20 h 30, on est rincé, on arrête pour aujourd’hui. Nous installons la tente sur le trampo arrière et étendons nos affaires trempées. Demain, elles auront très peu séché, et seront froides, hum quel bonheur ! Mais ce paysage polaire en vaut la chandelle. Nous profitons de tous ces instants. ça nous met du baume au coeur. Bye.

   

30 juillet – L’Arctique est belle !
Drôle de journée : de l'eau, du chaos, de belles plaques de glace, des rêves, des rires, des pleurs de déprime et de la joie ! Je ne sais pas où j'en suis mais une chose est sûr, c’est super d’avoir un équipier comme Rodolphe. L'Arctique est vraiment très belle et toujours différente : quand on se lève, on ne sait jamais à quoi va ressembler la zone où l’on s’est couché 9H plus tôt, ça change tellement vite. Les animaux sont nombreux en été : phoques, ours (12), crevettes, poissons, crabes, oiseaux, papillons et, depuis 3 jours, on voit plein de petites mites.Sinon Rod a fait un magnifique plongeon dans l'eau d’où il est ressorti trempé de la tête aux pieds et bon pour aller se changer et se réchauffer. Quant aux habits, ils sèchent sous la pluie!!!Tout va bien à bord, la batterie prend de moins en moins la charge, mais tous les instruments sont bien chargés et on peut voir venir.

   
29 juillet - Dure décision!
Depuis quelques jours, nous avons des soucis de charge avec la batterie et la nuit dernière, plus aucun instruments ne fonctionnaient. Après analyse avec un expert en électricité marine (merci François de Teem), le diagnostic est fatal, la batterie rend l’âme.
Ce problème engendrera d’ici quelques jours une fin des communications, et nous ne pourrons plus avoir d’instrument de navigation, ni d’instrument scientifique, ni camera, ni appareil photo. Cela ajouté à d’autres petits pépins techniques (semelle des skis endommagées, vide mulet arraché, mauvaise usure des skis de safran et les carres de dérive) sont d’autant de signes qui nous poussent à prendre une lourde décision, celle d’abandonner et de faire demi-tour tant qu’il est encore temps de le faire par nos propres moyens. En effet, sans batterie, donc sans moyens de communication, il aurait été très dangereux de continuer. En effet, plus Nord en arctique, les vents et courants nous auraient empêché de faire demi-tour. Nous sommes tristes et déçus de cette décision, mais très confiants dans le principe (du bateau char à glace) car ces 20 jours de progression entre eau et glace nous ont prouvé le bon fonctionnement de Ti-babouche. Ce n’est que partie remise, l’expédition repartira ultérieurement. Nous aurons un avantage : l’expérience passée ici en milieu réel et sur tous types de glace. Nous sommes convaincus que ça va fonctionner. Gros remerciements a tous nos partenaires, amis et tous ceux qui nous suivent et nous soutiennent. Pour nous l’expédition n’est pas finie car il nous reste encore une longue route pour revenir à terre. Tant que cela est possible nous vous tiendrons informés de la suite.
   

28 juillet - Tout ça tout ça !
Ce matin, le vent s’est enfin levé, depuis le temps qu’on l’attendait celui-là, ça fait du bien. On a donc bien avancé : 19.5 milles puis surtout, on a réussi à passer de l’eau à la glace et à glisser, tout ça sans descendre du bateau. On a aussi rencontré 8 ours en 36H,
ça commence à faire beaucoup ! À chaque fois, ils viennent nous sentir mais doivent trouver l'odeur trop forte car ils partent assez vite !Tout va bien à bord, la vie est belle sous la pluie du soir.
Vent : 10/18 N
Temp : 0 a 5°C
Pos : 74°39N 161°57W

   

Impossible de l’empaqueter
On a failli rester secs toute la journée pour, finalement, passer tous les deux à la flotte le soir. Les affaires sèchent dans le brouillard humide. Les dernières 24H ont été froides, la surface de l’eau a gelé de 3,4mm et les étraves qui brisent la glace font un joli bruit. Pas le temps d’apprécier car rapidement Ursus polarus arcticus nous guettus. Vite les pétards, les fusées et la camera ! Ils sont à portée de mains. L’ours s’approche tranquillement, nous renifle, s’assoie sur un morceau de glace. Il est chez lui. Seb décide de vite se mettre au milieu de l’eau pensant que cela peut l’empêcher de venir trop vite près de nous. Je hisse à la hâte le gennaker pour l’impressionner mais m’emmêle les pinceaux. Oups. Finalement, on avance comme si de rien n’était et ça marche, il se lasse de nous suivre. Belles photos pour l’anniversaire de Lise, désolés pour l’absence de rubans autour de la tête. Progression difficile, petite réparation, manque de vent et glace de surface nous gênant. Bises arctiques.

   

26 juillet - Vent de face !
Petite journée : 7 milles avec du vent de face. Il y a eu du soleil 20 fois, de la pluie 10 fois et du brouillard 19 fois, mais ce soir, il fait beau et nos affaires peuvent enfin sécher. On va pouvoir s’habiller et se coucher dans un duvet sec, le bonheur ! La dérive a repris
dans le bon sens donc tout va bien. Reste plus qu’à espérer du bon vent portant. Côté technique, un petit problème de charge de batteries mais c’est réglé.
Vent NW 4/6 N
Pos 74°11N 161°59W

   

25 juillet - On avance !
19 milles parcourus aujourd’hui, un peu de soleil, un peu de vent, on a pu faire sécher nos affaires : tout va bien à bord
Mais le brouillard est vite revenu et les pieds sont toujours mouillés et froids, une bonne paella va réchauffer tout ça, merci SAI !

Vent Sud 3/8 nds
Temp. -2 +5°C
Pos. 74°05 N  161°55 W

   

24 juillet - Tout mou comme le temps
Temps mou, lassitude en fin de journée, nonchalance, longs silences, pas très enthousiaste tout ça. Quelques phoques jouent à nous regarder pousser, tirer, slalomer, et marcher sur l'eau. Car OUI, nous nous perfectionnons à marcher sur l'eau ... "Plus près de toi seigneur, plus près de toi mon dieu"... Mais on avance malgré ce grand « pot au blanc » et ça ne va pas durer, notre staff météo nous a dit que mercredi le vent allait se lever; merci à nos chères grenouilles (Anne-lise et Roman). Sinon, la réponse à la question d'hier est "encore trop souvent, mais on s'améliore". A+

   

23 juillet - Vent du Nord et réparation
La nuit dernière, on a entendu une baleine souffler près du bateau mais on ne l’a pas vu : trop de brouillard
Après plusieurs heures au près dans 3 noeuds de vent, entre eau et glace (pas très efficace mais on avance toujours vers le Nord), on a décidé de s'arrêter pour recoller un bout de la semelle du ski arraché, il y a 3 jours, dans les crêtes de compression.Réparation, entretien, gros ménage : on est prêts pour repartir demain avec du vent de Sud/Est, normalement !

Des chiffres : 350 milles depuis la rivière et 160 milles depuis BarrowVent Nord 0/3 ndsposition 73°31N 161°28W

   
22 juillet - Lacs de fonte
Seb où es-tu ? Il y a tellement de brouillard que je ne te vois pas ! Rod, je suis là, dans mon duvet à côté de toi !
Allez, on y va, faut avancer malgré le peu de vent (le pas de vent) ; et c’est parti, youpi !
En bref, nous sommes heureux d’être ici. Le relief est favorable, c’est une bonne chose. Après le chaos, ça fait du bien. Imaginez à perte de vue, des plaques immenses, toutes reliées entre elles, avec beaucoup de lacs de fonte en surface. Ti-babouche se fraye un chemin en alternant plaques et eau. 
On a lancé un jeu, une devinette : Combien de fois en une journée, d’après vous, on passe à l’eau ? Réfléchissez et à bientôt.
   
21 juillet - Eau, glace, ours
Ce matin, avant notre départ, un ours est venu nous dire bonjour, nous nous sommes observés un bon moment, il nous a semblé très curieux mais, en même temps, impressionné par le bateau. Puis il a continué sa route vers le Sud et nous vers le Nord !
La glace ressemble enfin à de la glace de première année (1M20 d’épaisseur environ et toute blanche) mais mitée par les lacs de fonte (50/100 ). Nous n’allons pas encore très vite car par manque de vent mais les conditions de glace s’améliorent considérablement et nous devrions pouvoir accélérer dans les jours a venir
   

Jour de blanc
Parce que jour de lessive.
Mais aussi et surtout parce que, derrière 2 grosses crêtes, on a enfin trouvé de la glace blanche et moins chaotique. Le vent est très faible mais porte bien. Il y a beaucoup de lacs de fonte mais encore trop petits pour naviguer sur plus de 20 mètres. On a passé les 73 N, enfin on fait du Nord !!!! Notre position très Ouest est due à la dérive, mais elle nous servira pour la suite car elle devrait nous faire profiter de vents et courants plus portants. À savoir aussi que, plus au Nord, on dérivera vers le Nord puis vers l'Est.
Temp. -1/7°C

   

19 juillet - Elle est où la route ?
Grosse journée dans le brouillard et le chaos. GROS CHAOS ! Slalom dans les canyons de glace, sans vent. Vivement le changement de zone ! Ceci-dit, l'eau était magnifique, sa pureté et sa transparence nous ont émerveillées
. Avons croisé quelques animaux (phoques, mouettes, poissons et même une crevette).
En fin de journée (23h30) nous avons réalisé des prélèvements scientifiques. Merci Hervé pour ton plomb de 18kg et merci Roman pour tes gourdes écrasées à chaud.

   
18 juillet - Entre eau et surtout glace
Progression difficile aujourd'hui encore. 16 milles en tout dont 11 vers le Nord. Nous avons même été contraints de faire du Sud pour contourner des crêtes de compression de plus de 7 mètres de haut
. Le tout dans le brouillard ! Mais le moral est bon et nous progressons dans notre apprentissage de la voile dans le chaos.
   
17 juillet -
22 milles parcourus depuis hier dont 7 de dérive sur la glace pendant leur sommeil.
De plus en plus de glace, mais une glace chaotique et toujours de l’eau. Une surface difficile pour eux car impossible de faire glisser correctement Ti-Babouche, ils tractent, tirent, les pieds dans l’eau. Cette journée a donc été éprouvante physiquement.
Mais le moral est au beau fixe, comme le soleil !

Ils ont hâte d’atteindre vraiment le « pack », les grandes plaques et/ou les grands lacs de fonte
   

16 juillet - Progression
24 milles aujourd'hui, entre eau et glace. Progression difficile. Deux raisons à cela : la première étant l'état de la glace, la seconde que les gars doivent prendre leurs marques. À savoir que l'état de la glace s'améliorera au fur et à mesure qu'ils monteront plus Nord. À savoir aussi qu'un début d'expédition est toujours plus éprouvant
. Que du positif pour les semaines à venir donc.

Un début de journée marqué par la présence d'empreintes d'ours autour du bateau...Pas plus, ouf ! Le bateau a du lui/leur faire peur ...

   

14 juillet - Un second départ ... Plein Nord
Le téléphone satellite récupéré, Sébastien et Rodolphe reprennent enfin la mer. Ils ont quitté Barrow hier direction le pôle Nord
! Ce petit détour va leur coûter un peu cher en temps sur la totalité du parcours. Mais le téléphone satellite est une pièce indispensable, cette escale était donc incontournable. Puis ils en ont profité pour faire quelques vérifications sur le bateau et se préparer pour un second départ, cette fois-ci, plein Nord ! Sébastien et Rodolphe tiennent à remercier Faustine et Josh pour leur accueil chaleureux à Barrow.
Les premiers chiffres : Depuis Barrow, ils ont navigué 30 milles (nautiques) sur une mer agitée jusqu'au soir et jusqu'aux premières grosses plaques de glace pour y passer la nuit : 3 milles de dérive sur la glace pendant leur sommeil. Il ont parcouru 240 milles depuis le premier départ (sur la rivière) dont 100 dans le Nord.

   
10 juillet - Barrow en vue
Sébastien et Rodolphe approchent de Barrow, ils y seront aujourd'hui, peut-être pour deux jours. Ce n'est qu'une fois le Téléphone satellite récupéré, qu'ils reprendront la mer, cette fois-ci, pour de bon !
   

8 juillet - Pas vraiment seuls
8h du matin, des bruits autour du bateau réveillent Sebastien et Rodolphe. Une ourse et ses petits sont venus sentir de prêt cet intrus jaune sur la banquise. Le temps de mettre le nez dehors et de crier pour tenter de les faire fuir, suffit à l’ourse pour attaquer l’embarcation. Mais les gestes, les cris ont été plus forts et l’ourse, accompagnée de ses petits, s’en est allée
.
Leur progression est, pour le moment, très lente car la surface de glace ne leur permet pas d'aller vite. Ils tentent de rejoindre l'eau libre, près des côtes, pour se rendre à Barrow le plus vite possible.

   
Sur la glace !
Thierry et Vincent ont rejoint une dernière fois Sebastien et Rodolphe à Cross island, une île à 15 miles au large de Prudhoe entourée de glaces et d'eau libre ! Dans l'avion de Bob, ils ont pu survoler et filmer le bateau tirant des bords entre eau et glace et ce n'est pas sans émotion qu'ils les ont vu finalement s'éloigner. Ils prennent, pour le moment, la direction de Barrow, où ils feront une petite escale technique (Téléphone satellite). Ils vont très bien, ils sont heureux !
   

À la plage !

Nous vous avons déjà parlé de Mike et Bob, l’équipe de 70°North ! De leur accueil généreux et de leur aide précieuse.
Ce matin, alors que Thierry et Bob disparaissent dans les airs pour rejoindre Ti-Babouche, Seb, Rodolphe et Vincent sur leur plage, Mike vient me demander si je veux aussi aller à la plage … À la plage ? … Mais oui … À la plage revoir Seb (et Rodolphe bien sûr) une dernière fois. Et nous voilà, avec Anouk, dans le Cessna de Mike, voler en direction de « la plage », pour un dernier aurevoir.

Un cadeau inestimable et magnifique que Mike nous a fait-là 
   


Enfin l’océan...Dans la solitude des champs de pétrole
En ce 4 juillet, jour de l'indépendance US, Sébastien, Rodolphe et Vincent viennent de tirer leur premier bord sur l’océan Arctique. Depuis 4 jours, ils bataillent sur la rivière qui les y a menés.
Nous avions décidé de ne pas parler de ce petit passage en rivière sur le site Internet de peur d’éveiller les soupçons ou d’alimenter d’éventuelles rumeurs sur leur passage risqué près de la zone pétrolière sévèrement restreinte.
Maintenant qu’ils sont sur l’océan, voici le récit de ce passage difficile entre eau, cailloux et toundra !
N’ayant pas d’accès direct à l’océan (ne revenons pas sur les histoires d’interdiction…), Sébastien et Rodolphe accompagnés de Vincent (pour les besoins du film) ont décidé de s’engager sur la rivière Sagavanirktok, la « Sag river » comme ils disent ici, à 30 miles (terrestres) de son embouchure.
Seulement, à ce niveau, la rivière s’est avérée être un véritable labyrinthe et nos trois amis n’ont pas manqués de s’y perdre.
Grâce à Mike et Bob (les gérants de la société 70 North et complices depuis notre arrivée à Prudhoe Bay) qui les ont survolés en avion, nous avons pu les prévenir de leur erreur de trajectoire.
Ils ont mis 10 heures pour tracter le bateau sur 1km de toundra et de cailloux et ainsi rejoindre le bon bras de rivière. Et comme si cela ne suffisait pas, un fort vent de face s’est levé les empêchant de progresser et les forçant à patienter jusqu’à l’accalmie de vent pour enfin arriver à franchir les 25 miles (terrestres) restants jusqu’à l’océan.
Thierry se prépare à les rejoindre avec l’avion de Mike et Bob pour filmer mais aussi récupérer Vincent et le ramener sur la terre ferme.
   

La voie du pôle" prend le départ
Enfin, Rodolphe et Sébastien ont pris le large sur Ti-Babouche ce matin à 10h. C’est très émus mais le sourire aux lèvres qu’ils nous ont livré leur dernier salut de la main. Nous sommes, vous vous l’imaginez bien, également très émus et heureux de les voir partir à la rencontre de cette banquise qui les fait tant vibrer. Thierry et Vincent repartiront dans quelques jours, quand à Jean-Maurice, Anouk et moi, nous reprendrons la route, avec notre fidèle camper direction Anchorage.

Merci encore à tous nos partenaires.

Vous pourrez suivre la progression de Ti-Babouche ainsi que toutes les nouvelles quotidiennes sur le site

   

 

Deadhorse, dernier jours
Le départ approche, c'est pour demain matin, dans une dizaine d'heures. Encore quelques affaires à charger, une bonne nuit et nous nous rendrons tous sur le lieu du départ pour voir Sébastien et Rodolphe s'éloigner

Deadhorse, 2eme jours
Déjà 24 heures sur place et nous commençons à y voir plus clair. Mike et Bob, gérants de la société 70 North nous offrent une aide précieuse, merci à eux. Sébastien, déjà la tête dans le départ, s’affaire sur le bateau pour le préparer au mieux. C’est cet après-midi que Rodolphe, Thierry et Vincent atterriront sur la piste de Deadhorse. Nous en profitons pour remercier Arnaud Tortel qui nous prête généreusement du matériel d’expé. amené par Rodolphe

Deadhorse
Trois jours de « Dalton Highway » et nous voici enfin à Deadhorse !
Fin de la route, un peu sonnés et fatigués mais soulagés. Rodolphe accompagné de Thierry et Vincent (l’équipe du film) arrivent à Deadhorse en avion le 28. D’ici là, nous nous concentrons sur la préparation du départ.

   
Dalton Highway
Enfin arrivés à Fairbanks, où nous a rejoint Jean-Maurice qui fera désormais partie du voyage, nous nous apprêtons à prendre la fameuse « Dalton Highway » qui nous mènera jusqu’à Deadhorse (200km d’asphalte + 600km de piste). Avant de partir, nous profitons des commodités de la ville pour faire les dernières courses et nous procurer le matériel manquant à l’expédition.
   

Ce sera l'Alaska
Finalement, plusieurs alternatives s’offriraient à nous pour amener Ti-Babouche jusqu’à la mer dans la région de Deadhorse (merci encore à Thierry Reverchon et Séverine Cappa qui ont réussi à débloquer la situation depuis la France), à nous maintenant de nous rendre sur place afin de concrétiser l’opération. 
C’est donc hier, après un arrêt technique de 24h à Destruction Bay, que nous avons passé la frontière entre Canada et Alaska. En effet, la remorque qui transporte Ti-Babouche n’a pas résisté à l’état de la route ! Il a fallu réparer et pour cela, nous avons eu la chance de rencontrer Charlie et Cécile à Destruction Bay, qui nous ont mis à disposition tout le matériel nécessaire. 12h d’attente (Charlie était juste parti faire ses courses au magasin le plus proche, c-à-d à 300km), quelques heures de soudure et un bon ragoût d’orignal après, nous re-voilà partis ….

   

Le convoi vient d’atteindre l’« Alaska Highway » à Dawson Creek (Colombie-Britannique).
Longue route qui nous mènera en Alaska. Même si cette destination nous paraît encore bien loin, elle agrémente largement notre vie depuis deux semaines.
En effet, nous rencontrons certaines difficultés quant à l’accès à la mer dans le Nord Alaska :
Pour commencer, notre plan initial de partir de Prudhoe Bay tombe à l’eau ;) Prudhoe Bay est le seul village côtier du Nord de l’Alaska accessible par la route « Dalton Highway », seulement la compagnie pétrolière BP est bien implantée à cet endroit et a défini un périmètre (incluant l’accès à la mer) de sécurité important. Ils ne laissent strictement personne passer dans ce périmètre.
Il nous faut donc trouver une autre solution.
Il existe bien d’autres points d’accès à la mer de Beaufort qui ne se trouvent pas trop loin de Deadhorse (dernier village avant la zone pétrolière, à 15 km au Sud de Prudhoe Bay) mais voilà, ils sont accessibles exclusivement par les airs.
Ors, l’unique solution pour amener Ti-Babouche par les airs jusqu’à ces points d’accès, c’est l’héliportage ! Reste maintenant à tenter de convaincre les compagnies d’hélicoptère de balader un engin bizarre au bout de leurs élingues.

Dans le cas où cette alternative n’aboutirait pas, il faudrait se replier sur une ultime issue, celle de repartir au Canada, dans les territoires du Nord-Ouest, plus précisément à Inuvik, pour y mettre le bateau à l’eau.

Dans tous les cas, le départ de l’expédition est toujours prévu pour début juillet, d’Alaska ou du Canada … À suivre !

Un grand merci à Thierry Reverchon, qui persévère dans cette histoire depuis le début afin de trouver une solution. Sa générosité et son efficacité nous sont plus que précieuse.
Merci aussi à Thierry Robert et Séverine Cappa, qui travaillent également d’arrache pieds pour tenter de trouver une issue positive à cette histoire.
Ils sont respectivement le réalisateur et la directrice de production du film qui sera réalisé sur l’expédition. Rajoutons que nous avons la chance d’avoir pour cela un réalisateur de talent.
Nous n’oublions pas Vincent Berthet, le caméraman et Nicolas Zunino, le producteur.

   

Premier départ
Il est temps pour nous, Sébastien, Anne-lise et Anouk, de quitter Montréal. Un mois de route à travers le Canada et l'Alaska nous attend pour acheminer le bateau au point de départ de l'expédition, où nous retrouverons Rodolphe.

Rendez-vous en Alaska dans 1 mois donc pour vivre le départ de l'expédition.

   
Derniers préparatifs avant le départ
Le départ approche ; dans 15 jours, Sébastien retrouvera Ti-Babouche à Montréal, ils prendront alors et ensemble la route pour l’Alaska. Présentement, ce sont les derniers préparatifs qui occupent les esprits. Téléphones satellites, combinaisons étanches, météo, sur bottes, etc… sont les préoccupation du moment.
   


Toute l’équipe est à Gaspé pour les derniers jours de tests. Une fois de plus, nous y sommes accueillis, selon la tradition québécoise, comme des princes.
Maintenant que les tests techniques du bateau sont confirmés (navigation sur différentes surfaces de glace, réparation et modification de certaines pièces du bateau, choix du matériel vestimentaire, …), place aux manipulations scientifiques qui se précisent véritablement. Hervé est heureux car tout marche à merveille : « l’endroit se prête parfaitement à ces tests, on obtient des données réelles ».
Les premières mesures de la banquise (banquise côtière) qui se font à l’aide de la tarière donnent entre 50 et 100cm d’épaisseur de glace, des données confirmées par l’EM31 (sondeur à glace).
Quant à la sonde CTD, elle donne des profils de température et de  salinité correspondant parfaitement à la profondeur.

L’info du jour : A Gaspé, pendant quelques jours (du 4 au 6 mars), aura lieu le Vélikite, un festival de kite surf. Sébastien, Rodolphe et Hervé interviendront dans le cadre des conférences.

   


Seb et Rodolphe viennent d’arriver de 3 jours de navigation à bord de ti-Babouche. Au programme, de la soupe (petits morceaux de glace dérivant à la surface de l’eau) et du froid, sans vent !
L’évolution a donc été lente sur cette surface et dans ces conditions de vent, difficile de prendre appui pour pousser ou tracter le bateau.
Encore une fois, ces 3 jours de tests ont été bénéfiques, ils leur apportent une expérience supplémentaire leur permettant de mesurer leur vitesse de progression sur ce genre de surface. Sans compter qu’ils en ont profité pour mesurer la perméabilité de certains vêtements et goûter leur nourriture lyophilisée.
Du côté de la science, ils ont pu tester le sondeur à glace + la sonde de température et de salinité (CTD). Après avoir ramener toutes ces données au responsable scientifique Hervé, celui-ci a déclaré que c’était un bon début !

Petite histoire du jour, discussion entre Rodolphe (tentant de faire avancer le bateau dans la soupe) et des promeneurs sur la rive du fleuve : « Avez-vous besoin d’aide ? » « Non merci, on cherche justement la difficulté » « AH oui oui, on avait remarqué »

   
L'équipe et le bateau sont, depuis 3 jours, à Rivière-du-Loup sur un terrain favorable aux tests.
Sébastien, Rodolphe, Hervé, Jean-Maurice et Vincent (venu les filmer) continuent de tester le bateau et le matériel scientifique. Ils ont pu faire évoluer ti babouche sur l'eau et sur la glace, passer des crêtes de compression avec succès ... Demain, Sébastien et Rodolphe quitteront Rivière-du-Loup direction Gaspé.
   


Les tests (3 semaines) dans diverses conditions (surfaces essentiellement plates et neigeuses) nous on permis d’optimiser ti-babouche et de trouver les bons réglages de voiles, de skis et de dérives. Nous avons conclu ces tests par un trajet de 22 milles (50km) avec du vent fort, le bateau nous a étonné par ses accélérations (plus de 20 N) et sa maniabilité à grande vitesse.
Après 7 jours de travaux (nouvelles étraves, réinstallation du matériel scientifique …), nous quittons Montréal pour l’Est Québécois (Gaspésie) où nous continuerons à tester le bateau sur tous styles de glaces.
Programme : mise à l’eau (sur glace ?) du bateau à l’Est de Québec (nous jugerons sur place de l’endroit idéal) pour une navigation de plusieurs jours en direction de Gaspé (toujours en fonction de l’état des glaces).

   



De nouveau au Québec, à Montréal, Sébastien entame la dernière session de tests avant le grand départ prévu en juillet prochain.

Des tests qui se dérouleront en deux temps, d'abord sur les lacs gelés de Montréal afin de préparer correctement le bateau, puis en condition réelle sur le St Laurent, de Montréal à Gaspé.

Les deux premiers jours de tests se sont déroulés par vent très faible et une température de -20°C. Malgré ces conditions, nous avons pu travailler sur l'accastillage et tirer des bords sur le lac des deux montagnes près de Montréal. Des trampolines sont également venus se rajouter sur les ailes permettant une meilleur assise sur la bateau.
Les premiers tests de paluches (petites caméras embarquées) se sont avérés satisfaisants.

Un grand merci à nos amis Jean-Maurice, Luc et toute l'équipe de Serbec, Jean-Raymond, Monique, Eric, Steven et les autres pour leur accueil et leur aide généreuse à Montréal.

   



TRAVAUX ET TESTS AU CANADA
Sébastien, actuellement au Canada, vient de terminer les travaux de modification sur le bateau. Il a pu, ainsi, tester le bateau sur l'eau du St-Laurent.

Les travaux effectués
Renforcement des skis (âme en frêne), conception et fabrication de nouveaux skis de safran et de nouvelles articulations des skis des safrans, consolidation de l'axe de barre, reconstruction des cloisons de dérive, optimisation de l'accastillage, renforcement des fixations des ailes, ajout de trois couches de tissu Inégra à l'avant (pare choc) et enfin commande des sacs à bouts et stockage et des trampolines des ailes.

Les tests sur l'eau (réalisés avec du vent de 10 à 25 noeuds)
Le bateau se comporte bien, il remonte correctement au vent : au près dans le clapot à 4 noeuds et au portant à 8, 10 noeuds, en toute sécurité.
Mais surtout et vous allez rire : l'intérieur reste confortable en navigation !
Sébastien a aussi réalisé les tests de chavirage / redressage seul à bord avec et sans Grand Voile :
le bateau ne chavire pas complètement, il reste couché sur son mât à 100° (la flottabilité du mât étanche est suffisante), pas de soucis pour le redresser à vide et sans GV (il suffit de monter sur le ski et de se pencher en arrière), moins simple pour le redresser avec la GV hissée (pas assez lourd seul) et pour finir, pas d'entrée d'eau pendant ces tests de chavirage.
Un bilan positif donc pour ces tests sur eau. Les préparatifs se poursuivent ... À suivre.

Un grand merci à Jean-Maurice pour son soutien et son aide généreuse à Montréal.

   
TESTS AU CANADA (Baie James)
Toute l'équipe (Sébastien, Benoît, Cyril, Hervé et Béatrice) est enfin arrivée à Longue Pointe (10km au Nord de Chisasibi). Ils vont pouvoir entamer la dernière session de tests sur glace du prototype du pôle, avant le grand départ d'Alaska en juillet prochain. Ils tiennent à s'assurer que tout fonctionne parfaitement bien une dernière fois avant de se lancer pour la traversée de l'océan Arctique, et ainsi mettre toutes les chances de leur côté...
À Longue Pointe, la glace les a attendu mais il faut faire vite car il fait chaud, très chaud !
   


TESTS SATISFAISANTS !
Les tests du prototype du pôle viennent de se terminer, ils se sont déroulés sur l’Aubrac et nous sommes en mesure de vous annoncer que le nouveau bateau des glaces a brillamment passé l’examen ! Malgré des vents variables mais les skis bien fartés, il a parfaitement glissé sur la neige. L’équipe sur place (Sébastien, Rodolphe, Hervé et Cyril) s’est efforcée, durant trois jours, de tester et valider toutes les innovations techniques de ce nouveau bateau des glaces ainsi que le matériel scientifique qui sera embarqué pour l’expédition. Tous les mouvements du bateau ont pu êtres également enregistrés par le matériel électronique NKE installé à bord, données qui nous permettront de connaître notre moyenne. Pour info, La vitesse maximale enregistrée lors de ces tests a été de 13 nœuds.

LA SUITE DU PROGRAMME
Le bateau quittera la France début avril, direction le Canada, où Sébastien le rejoindra pour conclure les tests sur glace en Baie James. Il sera accompagné de Benoît Lequin (un autre féru de petits catamarans, allez voir) qui l’aidera à optimiser le bateau et de Hervé Le Goff, ingénieur en charge du volet scientifique de « La voie du pôle ».
Prochain rdv donc, en Baie James (Nord Québec) pour les derniers tests sur glace avant le grand départ de l’expédition prévu en juillet.  
En attendant, découvrez les images des tests sur l’Aubrac.   


   

CA AVANCE !
La construction du bateau a bien avancé en 15 jours, grâce à Antoni et Cyril, venus prêter main forte à Seb et à l'arrivée de nouveaux partenaires. Un grand merci à tous, pour leur soutien, leur aide généreuse, leur efficacité et leur bonne humeur ! Cadeau précieux car cette évolution rapide va permettre à l’équipe d’aller tester l’engin sur la glace avant son départ pour le Canada prévu fin mars…Rendez vous donc prochainement sur l’Aubrac pour les premiers tests sur glace de la version finale du prototype du pôle ! 

En attendant, les dernières photos de la construction sont visibles ici.

   

LUNDI 2 novembre 2009
Le 10e salon nautique d'Automne qui s'est déroulé au Cap d'Agde ferme ses portes aujourd'hui, il fut l'occasion pour nous de présenter le protoype du pôle au public, de répondre aux nombreuses questions et de montrer les premières images des tests éffectués au Canada en mai dernier.

Prochain rendez-vous : le nautic ! Salon Nautique de Paris, du 5 au 13 déc. 2009 à Paris, Porte de Versailles, où l'équipe sera présente autour du bateau.
Au programme : présentation du bateau, conférence, vente du DVD de l'expédition "Babouche dans les glaces du passage du Nord-Ouest", rencontre...

   
LES TESTS EN IMAGE
Découvrez toutes les images des tests réalisés en baie James : PHOTOS et VIDÉO
   

MERCREDI 3 juin 2009
Sébastien et Rodolphe sont de retour à Montréal, après des tests très différents de leurs prévisions, entre autre, parce qu’ils n’ont pas pu partir plus de 3 jours et 2 nuits de suite sur la glace. Cependant, rester dans la baie de Chisasibi près des côtes, leur a permis de tout tester, de modifier et prendre plus de risque pour le matériel dans de meilleurs conditions.
Ces tests leur ont permis de constater les modifications à apporter sur le prototype du pôle, voici leurs commentaires et conclusions :

- Sur glace lisse, avant modification sur les carres (rajout de surface), le proto glissait bien, mais dérapait. Bien mieux après mais encore à améliorer.
- Sur glace chaotique de moins d’1 mètres, c’est très encourageant car le proto passe très bien à la voile.
- Sur la glace chaotique de plus d’1 mètres sans vent (aidé de palan avec traction sur la drisse et point d’encrage sur la glace), on arrive à progresser.
- Sur mélange d’eau glacée et de neige, le proto manque de surface de ski sur l’avant pour bien progresser
- Sur l’eau, il se comporte très bien…Des vitesses enregistrées à plus de 9 nœuds sans forcer.

Modifications à faire sur le proto
Transformation du gréement : mettre plus de quête et supprimer le balestron.
Amélioration sur les carres : plus profondes et réglables
Amélioration sur les skis : plus larges sur l’avant, supprimer les ailerons pour faire glisser directement les coques du bateau sur la glace très molle et rajouter des dérives rétractables.
Concevoir un piolet pour la glace molle

Une expérience formatrice donc : « On avance, on progresse, on apprend »

   
MECREDI 27 MAI
Après quelques améliorations effectuées sur les skis hier, ils sont retournés sur la glace, résultat : ça glisse bien, même sur la glace chaotique  mais le gros problème se trouve au niveau des carres des skis, qui les empêchent de tenir le cap. Toujours motivés, ils ont quand même fini par se faire plaisir en fin de journée avec de beaux bords sur la glace. Ce matin, après un atelier de soudure sur les carres, ils devraient repartir sur la banquise.
   
MARDI 26 MAI
Ils sont arrivés hier à Chisasibi, face à une banquise encore bien gelée mais sous un soleil de plomb. Ils ont rapidement mis le bateau sur la glace et rapidement se sont rendu compte des modifications à apporter sur le prototype pour améliorer la glisse…C'est pas encore ça ! Mais que cela ne tienne, on est venu ici pour tester et améliorer, on va donc travailler sur le système de ski dès aujourd’hui et repartir plus tard sur la glace…Même s’il faut aller plus au large chercher la banquise…Car … Qui dit soleil de plomb, dit glace qui fond.
   
LUNDI 25 MAI
Sébastien et Rodolphe sont arrivés à bon port. Et rapidement car le bateau a enregistré des pointes à plus de 9 nœuds (sur l’eau). Ils repartent aujourd’hui par la route et plus Nord pour trouver une banquise encore gelée. Ils sont contents d’avoir quand même pu tester le bateau sur de la « soupe » (banquise qui dégèle), glace qu’ils rencontreront aussi en 2010, ce qui leur a permis de se rendre compte que le système de ski actuel ne fonctionnait pas sur ce type de glace (Quelques modifications sont déjà à prévoir à ce niveau-là pour 2010). Résultat : le proto avançait mal, ça ne servait donc plus à rien de rester. Ils n’ont pas beaucoup de temps pour réaliser ces essais, ils ont donc choisi de rejoindre au plus vite un autre type de glace pour continuer les tests...Toutes les images ICI
   
DIMANCHE 24 MAI
Sébastien et Rodolphe ont fait demi-tour : la glace est vraiment trop mauvaise … « C’est de la soupe ! », il y a plus d’eau que de glace. Après deux plongeons involontaires dedans et quelques tests, ils ont décidé de rejoindre Jean Maurice à Waskaganish, d’où ils étaient parti, pour reprendre la route et monter bien plus Nord, là où la glace ressemble plus à de la banquise qu’à de la soupe. Car, même s’ils rencontreront aussi cette glace « soupe » en 2010, aujourd’hui, pour bien tester le système de ski (entre autre), ils ont besoin d’une glace solide, encore bien gelée.
Pour le moment, ils ont rejoint l’eau libre et naviguent à 5nds environ en direction de Waskaganish qui se trouve à 10 milles nautiques d’eux.
   
SAMEDI 23 MAI 2009
Sébastien et Rodolphe ont navigué environ 20 milles nautique avant de rejoindre la banquise. Leurs premières impressions : Le bateau se comporte très bien sur l’eau.
Ils ont alors sorti le bateau de l’eau pour le hisser sur la banquise. Quelques modifications, selon Sébastien, sont à prévoir sur les skis afin de faciliter le passage du proto de l’eau à la glace.
Ils sont prêts à tirer leurs premiers bords sur la glace.
   
VENDREDI 22 MAI 2009
Ça y est, Sébastien et Rodolphe se sont lancés, avec le prototype du pôle, sur la glace. Ils ont quitté la terre de Waskaganish avec comme intention : « …on va essayer de faire ça bien… ». C’est parti ! On leur souhaite beaucoup de plaisir et de réussite technique. Encore merci à Jean-Maurice, leur ange gardien, qui leur apporte une aide et un soutien considérables depuis la terre.
Nous vous rappelons qu’il est possible de leur envoyer des messages sur leur téléphone satellite en vous rendant ici. Entrez le numéro : 881631672353 et envoyez votre message (Send message)
   

JEUDI 21 MAI 2009
Sébastien, Rodolphe et Jean-Maurice sont arrivés à Waskaganish, village situé dans le Sud-Est de la baie James, d’où ils ont prévu de partir tester le prototype.
Pour le moment, il fait beau et il y a beaucoup de glace mais plus au large.
Leur programme : prendre le temps de la journée et profiter du beau temps pour bien monter et préparer le bateau. Ils partiront sur la glace demain !
Vous pouvez envoyer des messages sur leur téléphone satellite en vous rendant ici.

Entrez le numéro : 881631672353 et envoyez votre message (Send message)

   

MERCREDI 20 MAI 2009
Sébastien a récupéré le prototype du pôle hier, libéré des douanes et sorti du conteneur. En même temps que Rodolphe est arrivé à Montréal. Ils vont pouvoir préparer ensemble le bateau, aidés de Jean-Maurice. En effet, deux journées de travail sur le bateau et 6 bras sont nécessaires pour pouvoir prendre un bon départ. Un grand merci à Jean-Maurice et à Luc pour leur soutien et leur aide précieuse : c’est Jean-Maurice qui les accompagnera en baie James et qui assurera ainsi un support logistique non négligeable sur place. Merci aussi à Luc (un second Luc !), qui prête sa remorque pour transporter le proto ainsi qu’à Roman, Dom et Margo qui accueillent tous ce petit monde chez eux. Départ prévu ce soir !

   
MARDI 28 AVRIL 2009
Après les essais sur l'eau et quelques jours de travail sur le prototype du pôle, celui-ci est enfin chargé dans son conteneur, prêt à quitter le port de Fos direction Montréal. Sébastien sera à Montréal pour l'accueillir et effectuer les dernières modifications. C'est lorsque Rodolphe les rejoindront, qu'ils partiront dans le Nord du Québec avec comme objectif : réaliser les tests sur glace...Des tests "grandeur nature", puisque Sébastien et Rodolphe vont pouvoir observer le comportement du prototype du pôle version char-à-glace sur une grande étendu de glace...Une mini expédition en vue de l'améliorer pour "La voie du pôle" 2010.
Un bon départ, merci à FCI, à Jean-Luc, à Yseult et Denis et aux docker de Fos.
   
JEUDI 23 AVRIL 2009
Le prototype du pôle a été mis à l'eau ce jour. Sébastien et Rodolphe ont pu l'essayer sur l'eau en version voilier et ont ainsi eu l'occasion de se rendre compte des modifications à y apporter. Ils se préparent maintenant pour un départ imminent au Canada, en baie James, où ils testeront le prototype sur la glace en version char-à-glace. Les essais du prototype sur l'eau ont été réalisés sous la pluie et dans des conditions de vent très instables. Ils ont cependant permis de constater la bonne maniabilité du voilier à toutes les allures ainsi que de repérer ses points faibles pour y remédier avant les tests au Canada. Le départ du bateau est prévu mardi 28 avril à Fos et le départ de l'expédition-test, environ le 20 juin 2009. Cette expédition consistera à naviguer sur les glaces de la baie James durant une quinzaine de jours pour valider les innovations du prototype du pôle version char-à-glace.

 





 

 

 

 

 

 

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